Aquarelles — septembre 1999
Un superbe dessin alpin, que Jacques Lefebvre nous a envoyé afin d’avoir notre avis et nos conseils. Merci de nous avoir autorisé à les publier, et d’être le premier à passer dans cette rubrique ! Votre confiance nous touche. Pour voir le dessin en grand sans le massacre des numéros, cliquez dessus.
Bravo pour la composition qui est bonne, et votre sujet bien choisi. J’aurai deux remarques à formuler pour ajouter à l’impression de profondeur de ce paysage. Certaines limites sont trop nettes, et les rendre floues permettrait de mieux rendre compte de la distance. Par exemple, la montagne foncée (1) derrière le chalet a une limite si nette qu’elle apparaît devant le chalet. Un petit estompage améliorerait la lecture. De même sur le pic (2) en face du chemin. Très escarpé et trop net en son sommet.
Une autre amélioration serait de valoriser le ciel (3), dont l’uniformité blanche est ennuyeuse. Peut-être qu’en le grisant légèrement, le blanc des neiges éternelles serait plus visible. Un mini nuage pourrait rompre cette zone. Un bon point pour les montagnes lointaines qui se fondent bien dans le ciel.
Pour ce qui est des niveaux de gris, je pense que votre scanner a malheureusement bouché certains niveaux et se prononcer est difficile. À ce que je vois le noir du trou (4) de la porte d’entrée mériterait d’être débouché d’un petit coup de chiffon. Et pourquoi pas mettre un grimpeur en (5) pour parfaire la composition ?
Une aquarelle aussi de Jacques Lefebvre. Belles couleurs et jolie lumière pour cette façade.
Ma principale remarque portera sur le noir bouché et uniforme des carreaux de la fenêtre qui est trop foncé par rapport au camaïeu général (1). Cela attire le regard et fausse la composition. Le feuillage devant la porte mériterait aussi des limites plus dures afin de mieux se détacher (2).
Enfin, le moins réussi des trois. Celui-ci souffre de gros problèmes de limites. La montagne du fond se détache beaucoup trop (1), et le ciel est si compliqué qu’on ne voit que lui. Il faut simplifier le ciel et faire attention aux contacts.
Les pieds de vignes (2) sont bien rendus mais se détachent trop pour les plus lointains.
Attention aussi à la perspective.